L’alimentation du chien et du chat se compose de plusieurs nutriments avec des rôles métaboliques différents. Ces éléments nutritifs entrent dans la composition de la ration alimentaire de l’animal.

Mais comment permettent-ils à votre animal d’être et de rester en bonne santé ? On vous dit tout !

Une source d’énergie indispensable

Il existe trois macronutriments capables de fournir de l’énergie à l’organisme : les protéines (acides aminés), les lipides (acides gras) et les glucides (le glucose).

1 – Les protéines

En tant que carnivores, le chien et le chat ont des besoins en protéines quantitativement et qualitativement élevés. Il s’agit de leur source principale d’énergie.

Les protéines, composées d’une vingtaine d’acides aminés, peuvent être d’origine animale ou végétale. Elles se trouvent dans la viande, les abats, les œufs, le poisson et les produits laitiers. Elles participent à la construction cellulaire, à la régénération des organes vitaux, du squelette et du système musculaire. Elles renforcent également le système immunitaire.

L’arginine : participe à la détoxification de l’ammoniac produit par le catabolisme des protéines. Une carence entraîne une intoxication grave pouvant évoluer vers la mort de l’animal.

La lysine : très importante pour la croissance, elle se trouve dans les protéines animales.

La méthionine : aide à la pousse du poil et améliore l’aspect du pelage.

La taurine : essentielle chez le chat car non synthétisée par son organisme. Elle se trouve dans le bœuf, les abats, les produits laitiers, les crevettes… Une carence en taurine peut provoquer une dégénérescence de la rétine, des problèmes cardiaques ainsi qu’une déficience du système nerveux.

Les besoins en protéines sont élevés en période de gestation et d’allaitement des chiots et chatons. Pour le chat senior, il est préconisé d’augmenter la quantité de protéines. Un besoin accru en énergie est nécessaire à partir de 13 ans. Seulement, il rencontre des difficultés à digérer les matières grasses et à maintenir sa masse maigre.*

Les besoins en protéines sont plus importants en période de gestation et d’allaitement.

2 – Les lipides

Les lipides sont des corps gras d’origine animale ou végétale. Également appelés « acides gras », ils augmentent l’appétence de la ration. Ce sont des matières grasses présentes dans le beurre, les margarines, les huiles végétales, les viandes et les poissons gras. On y trouve les acides gras qui jouent un rôle indispensable sur l’état de la peau et du pelage.

Ils participent également au bon développement du système nerveux, cardiovasculaire et même reproductif. En cas d’excès, les lipides se retrouvent stockés dans la graisse abdominale mais également sous la peau.

Les acides gras saturés : ils proviennent de sources animales (beurre, fromage, graisse de porc…) et de sources végétales (huile de palme…). Ils sont nécessaires pour fournir rapidement de l’énergie au chien sportif et plus particulièrement en hiver. Il faut cependant veiller à ne pas lui en donner en trop grandes quantités, au risque que l’animal développe de l’obésité, une maladie cardiovasculaire ou un cancer.

Les acides gras insaturés essentiels : Ce sont les oméga 3 et 6. Les omégas 3 sont présents dans les huiles végétales (olive, colza, soja…) mais également dans les poissons gras comme la sardine, le saumon et le thon. L’apport en acides gras oméga-3 permet, grâce à son effet anti-inflammatoire, de soulager les pathologies articulaires. Les omégas 6 se trouvent dans les produits d’origine animale, dans les graines céréales et huiles végétales. Un ratio oméga 6 / oméga 3 compris entre 1 et 5 est à privilégier.

3 – Les glucides

Les glucides appelés « hydrates de carbone » se retrouvent en quantité importante dans le riz, les pâtes et autres céréales. Ils sont riches en cellulose (fibres), en sucres lents et en amidon (pâtes, féculents). Ce nutriment apporte de l’énergie aux différents muscles de l’animal. La bonne digestion et assimilation des glucides résident dans une cuisson prolongée « trop cuit ». Quand la consommation de glucides devient excessive, l’organisme le transforme en graisse.

Les glucides simples (fructose, glucose, saccharose) : l’index glycémique est particulièrement élevé et augmente le taux de glucose dans le sang.

Les glucides complexes (amidon) : l’énergie apportée est plus lente à se libérer dans l’organisme de l’animal. Sans aucune saveur sucrée, ils sont présents dans les pommes de terre, les céréales, le riz, les pâtes…

Les minéraux : quels rôles dans l’organisme ?

On distingue deux catégories de minéraux : les macro-éléments avec le calcium, le magnésium et le phosphore mais également les oligo-éléments comme le zinc, le cuivre, le fer, le manganèse, le sélénium, l’iode… qui sont présents en faible quantité dans l’organisme. Les sels minéraux jouent un rôle important dans le fonctionnement de l’organisme. Le phosphore et le calcium favorisent le bon développement du squelette (formation et croissance des os).

Par ailleurs, il est important d’équilibrer l’apport entre le calcium et le phosphore pour ne pas déminéraliser les os. L’apport en minéraux doit être parfaitement dosé car ils peuvent être dangereux pour la santé de l’animal. Le dosage calcium/phosphore doit être compris en 1 et 2 (CA/P). Le potassium renforce le métabolisme énergétique et le magnésium régule le système nerveux.

Concernant les oligoéléments, ils contribuent à la santé et à la beauté du pelage… mais il faut également en donner en quantité raisonnable.

Les bienfaits des vitamines sur la santé de l’animal

Les apports en vitamines ne sont pas à négliger car un déséquilibre peut nuire à la santé du chien et du chat. Chaque vitamine a un rôle à jouer. Elles peuvent agir sur la peau, la vue, le système immunitaire, la croissance et la reproduction. Les sources sont nombreuses… l’animal peut ingérer des vitamines dans l’huile de poisson, les œufs, les céréales, la levure ou le lait.

Les rôles des vitamines sur la santé du chien et chat :

Vitamine A : améliore la vision, la qualité de la peau et du pelage. Favorise une bonne croissance. Attention à l’excès de vitamine A qui peut déformer le squelette et provoque un retard de croissance.

Vitamine D : développement du squelette, améliore l’absorption du calcium et participe à l’équilibre du métabolisme en phosphore. L’animal peut synthétiser la vitamine D en s’exposant au soleil.

Vitamine E : antioxydant, participe à la production de globules rouges.

Vitamine K : aide le sang à coaguler.

Vitamine C : renforce le système immunitaire. Elle participe au traitement des maladies liées au vieillissement. Elle régule l’état anxieux de l’animal âgé.

Les fibres alimentaires pour le transit intestinal

Les fibres alimentaires ne sont ni digérées, ni absorbées dans l’intestin grêle.

Elles se composent de fibres insolubles comme la lignine et la cellulose qui sont présentes dans les légumineuses, les haricots verts et les céréales. Elles ont un impact sur le transit intestinal, sur les selles et le sentiment de satiété.

Elles se composent également de fibres solubles qui servent à nourrir la flore intestinale : gomme de guar, pectine… qui sont présentes dans les légumes, les fruits, les légumineuses, l’avoine, le psyllium… Elles permettent d’évacuer plus facilement les poils ingérés par le chat lors de sa toilette.

Les fibres permettent de lutter contre diverses affections chez le chien et le chat dont notamment l’obésité et le diabète. Elles diminuent le taux de glycémie dans le sang et participent à l’absorption des graisses dans l’organisme de l’animal.

chien mangeant une carotte
Les fibres solubles des légumes nourrissent la flore intestinale de votre animal.

L’eau, une source vitale !

L’eau est le premier nutriment indispensable à la vie de l’animal. Elle participe au bon fonctionnement de l’organisme, élimine certains nutriments et déchets. L’animal évacue  l’eau sous différentes formes : transpiration, émission d’urine, évaporation cutanée…

Un animal doit pouvoir disposer d’une eau fraîche et propre à volonté quel que soit son type d’alimentation.

la nourriture sèche ne contient que très peu d’eau. L’animal couvrira  son besoin hydrique en s’abreuvant grâce à sa gamelle d’eau.

la nourriture humide ou ménagère étant riche en eau (80%), l’animal compensera en limitant la prise de boisson. Cependant, l’eau totale ingérée sera plus importante qu’avec des croquettes.

Pour en savoir plus sur les besoins en eau, ne manquez pas notre prochain article !

Auteure : Céline Taphaléchat

* Laflamme, D., & Gunn-Moore, D. (2014). Nutrition of Aging Cats. Veterinary Clinics of North America: Small Animal Practice, 44(4), 761–774.   doi:10.1016/j.cvsm.2014.03. 001 

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